Il y a peu une personne m'a dit: "arrête d'écrire et vie. Fait les choses dans un soucis d'amérlioration, agis."
Ce jours il ma manqué les mots.
Mais maintenant je les ai :
"Pas besoin , je vis ET j'écris ça me suffit. Oui les sentiments je les gère comme un manche ou simplement je ne les montre pas. Je laisse simplement les mots transpiré mes émotions pour moi."
Le prologue est enfin finalisé, il a été difficile de le mette à jour, mais s'il reste des modification, elle se feront sur la relecture final et la corréction des nuées de fautes qui s'y cache
:p.
Bonne lécteure et a bientot pour la suite :)
Tout commentaire est le bienvenue. See you pour le reste :).
***
J'ignore les raisons et les faits, seul me reste le souvenir. Obligé par mes secrets, je me replie sur les mots pour se faire confident d'une histoire qui m'échappe. Ma main hésite
encore et peine à faire glisser ma plume, seul, je noircis les pages cherchant à décrire au mieux ce que je n'ai jusque là, pu dire, mais qui s'annonce fatalement comme une vérité
que je ne peux plus renier. Mon existence telle que je l'attendais, se formait sur quelques certitudes que je croyais acquises déduites de mes vérités. Une nuit suffit pour faire plier les
croyances, et mener dans le doute. La vraie force, est de faire cesser le doute, pour réussir à croire. Une nuit me suffit pour ébranler ce que je sais, il me reste une vie pour en apprendre
les règles.
Nuit du dimanche 27 Juillet 2008
L'esprit quelque peu embrumé par la bière, je parcourais les rues qui devaient me ramener chez moi, sans grande attention. Pour seule compagne, une lune dans son quart, et l'écho des mes pas
martelant doucement les pavés d'une ruelle endormie. Ce chemin je l'avais fait tant de fois, que je ne prêtais plus attention à ces vielles bâtisses, construites au hasard des besoins des citadins.
Ensemble, elles avaient donné aux ruelles ses lignes des veines d'un bois faites de noeuds et d'oscillation, elles n'offraient que pour seul horizon l'obscurité de la nuit. Je quittais
l'artère principale pour emprunter une petite ruelle, bien loin des lumières, elle se voulait abandonnée de tout entretien, faite de vieux pavés noircis par le temps, elle avait été oubliée des
citadins. Sans y prêter attention, l'atmosphère de la rue se fit plus froide. Alors que je transpirais de la chaleur estivale, mon corps frissonnait. Je balayais de mon esprit mes peurs enfantines,
pour me concentrer sur le bout de la ruelle. Dans le silence le plus complet, j'entendais mon coeur battre au rythme de ma marche. Mon corps lui même à l'entrée du chemin m'avait annoncé un
danger que je n'avais pas écouté. Malgré les minutes que j'avais passées à marcher, la fin du chemin ne se présentait pas. Je fis mon pas plus rapide, mais l'horizon m'échappait toujours. La ruelle
se laissait dévorer dans l'obscurité à chacun de mes pas, pour finir par faire taire les dernières lueurs. La panique prit part sur ma raison. Ma tête se laissa envahir hachant toute réflexion. De
sa propre volonté, mon corps se laissa tomber lourdement genoux à terre, en signe de capitulation. Plus rien ne m'appartenait. Seul dans le noir, le souffle lourd et difficile, je sentais perler un
fil d'eau sur ma joue. La réalité m'avait quitté, seul restait des sensations. Ma peau tentait de prévenir d'une présence extérieure humide et froide, elle rampait doucement, épousant sans mal mes
formes. Elle rejoignit doucement ma gorge, pour s'y arrêter. S'en suivi une forte pression sur mon coup. La respiration coupée, je me sentis partir, lourdement je m'écrasais la face contre terre.
Ma conscience s'évanouit.
Je repris mes esprits difficilement, allongé à terre au contact de froides pierres de granits, j'essayais tant bien que mal à rassembler mes pensées. Je ne sais pas combien de temps j'étais
resté dans cette position. Enkilosé, je m'épuisais à vouloir faire répondre mon corps. La vue trouble, je distinguais ce qui m'entourait que de manière floue et opaque. Mon cerveau lui n'était
toujours pas capable d'établir la moindre pensée, occupé à comprendre qu'il avait la migraine. Avec le temps, je réussis à prendre le dessus sur la gravité. D'abord en remuant quelques
doigts, puis à fermer un poing. Il me fallut autant pour me redresser et réussir à me maintenir assis. Seul bon côté, complètement déboussolé, les événements de la nuit s'étaient estompés. Sans
bouger, je prenais connaissance de ma situation. Ma main caressa un granit blanc lui même qui m'avait paru si froid à mon réveil. Les murs de la même teinte ivoire se voulaient d'un bloc absent de
toute ouverture. Etrangement la lueur qui me permettait de voir m'était familière, semblable à celle d'un jour de printemps, bien loin des lueurs blafardes des vieux néons. Ma geôle s'adressait à
moi dans la plus simple neutralité. La noblesse de la pierre invitait à un équilibre parfait, défait de tout désir d'agressivité, ou intention d'inviter. Au coeur, comme seul mobilier, un pupitre.
Je pris l'initiative de me lever. Mon premier essai ne fut pas très concluant. A vouloir me lever trop vite, la tête m'en tourna, et je dus regagner ma place à terre sans attendre. La seconde
tentative fut la bonne, me maintenant sur des jambes encore fragiles, les premiers pas furent hésitants, doucement je m'approchais du meuble d'ébène . Seul objet de la pièce, il forçait à lui seul
le contraste à la matière blanche qui envahissait le lieu. Le pupitre face à moi j'y découvris un livre relié par un cuir doux et chaleureux, au contact de ma peau. Sur sa couverture nul nom ou de
titre n’y apparaissait, seul une armoirie y était dessinée. Ce dessin, j'en ignorais la signification, seule une vague familiarité me taraudait l'esprit vite écartée par ma curiosité. Je me pris à
explorer l'oeuvre qui s'offrait à moi, mais étonnement tout était vierge, je basculais les pages une par une toutes de la même teinte ivoire, dépourvu de la moindre calligraphie. Je rabattais les
pages une nouvelle fois, pour garder sous ma main la page de garde. Sans l'avoir remarqué plus tôt, une notation s'était glissée dans le coin droit à l'encre noir. Tracée avec une habilité rare. Je
glissais mon doigt sur chacun des mots, tout en les murmurant :
"Je...suis...le...bouclier."
Quand mon doigt rejoignit le point, et que mes lèvres susurrèrent la dernière syllabe, les caractères se tintèrent d'une lumière pour ensuite se fondre dans le papier. Pour les remplacer, le
dessin de garde vint s'inscrire de la même lueur bleue, au centre de la page. En dessous les mots "je t'accepte comme bouclier" émergèrent à leurs tours.
La main sur le livre, l'encore déborda du papier, des lignes s'élancèrent dans la salle, épousant les reliefs. Traçant en rythmes divers cercles, et autres caractères qui m'étaient étranger. La
surprise me fit reculer d'un pas, la stupeur me figea, deux lignes se jetèrent sur moi. A proximité, elles tournèrent brusquement dans une valse, pour former autour de moi une courbe circulaire
pour ensuite repartir. Je n'osais avancer, les lueurs finirent par envahir complètement sol, plafond et murs, d'une langue et de symboles que je ne pouvais décrypter. Passif, je me trouvais
impuissant à ce qui déroulait devant moi. Une douleur m'arracha de mon observation, tel un poignard au fer chaud, je sentis s'engouffrer dans mon épaule. Une force qui me cloua sur place. La terre
me rappelait vers elle, tombant lourdement à genoux sur le granit. Les inscriptions se ruèrent sans attendre sur moi, les lignes remontèrent de mes mains plaquées au sol vers l'épaule, pour
s'immiscer au coeur de mon mal. Trop intense, je perdais encore une fois connaissance. Je sentis une dernière fois mon corps tomber.
Une autre douleur survint, à ma gorge, je rouvris mes yeux, la pression qui se portait à mon coup me revint à l'esprit, je reconnus difficilement les pavés noirs de la rue que j'avais quittée. Mais
au lieu de tomber comme la dernière fois, une force s'éveilla en moi faisant taire la douleur de mon épaule toujours en feu ainsi que l'étau serrant ma trachée. La tempête qui hurlait en moi se fit
taire, tout me paraissait clair à présent. Ma main frappa le sol, dans un bruit le sourd, le vent se manifesta, fort et froid, il n'inspirait que la colère. Les courants de l'air se
joignirent à ma main. La seconde impact de mon poings repoussa l'air qui était venu se logé à mon creux dans une puissante bourrasque. Un hurlement vint ébranler la ruelle. Les forces qui
m'habitaient me quittèrent à leur tour. La fatigue prit le pas sur les restes. A bout je m'écroulais à terre, la douleur à mon épaule toujours présente. Je m'endormais malgré cela sereinement sans
me soucier un moment d'où je pouvais être..Epuisé , je me laissais sombrer.
Lundi 28 juillet,
Recouvert de sueur, je sorti de mon sommeil en sursaut, la respiration rapide et saccadé. Mes draps encore humide des mes tensions de la nuit, je palpais mon lit tout en essayant de
comprendre. Les souvenirs de la veille, m'échappais. Ma tête était un vrai tonneau percé, tout ce que je pensais me rappeler disparaissait sur la minute. Seul, les sentiments perdurait
encore, la peur bien sur mais aussi la douleur. Ce que j'avais oublié mon corps lui avait eu vite de fait de me le souffler. En me levant, mes articulations se mirent à hurler, me suppliant
de les ménagés. Je m 'assis, sur le bord de mon lit délicatement, plus que le reste mon épaule me tirais, me demandant de ne plus bouger. Le premier contact de mes doigts sur mon épaules me brûla
sans attendre les repoussant aussitôt. Le second essai, ne fit qu' effleuré la surface, mais se fut assez pour y découvrir des reliefs sur ma peau. Je me précipitais dans la salle de bains
sans attendre dos au miroir. je retirais avec précaution, mon t-shirt. J'étais effaré dans mon reflet je pu voir, à mon épaule la peau rouge, calciné, mais le plus dérangeant était la forme
qu'avait prit la blessure. Dans ma tête resurgit, l'image du livre la main que j'y portais, mais surtout l'armoirie qui se logeait à la couverture. Mon épaule était marqué du même symbole
cramoisie. Sa seul présence réveilla en moi, les images les sensations de la nuit précédente. Ce que j'avais pris pour un cauchemar prit un tout autre tournant. La réalité me rattrapais, de
vrais questions me vinrent, sans aucune réponse valable. Comment pouvais-je être marqué? Comment j'avais pu rentré alors que je me voyais encore chuté dans la ruelle de fatigue? La seul présence de
cette marque détruisait la moindre explication logique que je pouvais trouvé. Je me retournais face à la glace, les yeux fixé sur mon reflet. Des cernes s'étaient glissé sous mes yeux brins,
l'expression que je portais à mon visage était celle du doute, de l'égarement. Complètement perdu, je ne trouvai que pour seul refuge mon lit que je ne quitta pas de la journée. Me questionnant
sans relâche sur ce qui m'était arrivé...
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